Venant D'Arc en Barrois, mes eaux rapides arrivaient à Cour l'évêque .Quelle ne fut pas leur surprise, près du moulin abandonné aux affres du temps de voir mon lit encombré de troncs emmêlés.

AUJON

 

Ce qui n'arrêta pas mes courants rapides ; les branchages secoués régulièrement  faisaient une espèce de danse sans fin, affaiblissant les berges. Je le savais il me restait encore du chemin avant de rejoindre l'AUBE et pensais en avoir fini avec ces bois semi-immergés ; pensez-vous ce fut une erreur de ma part !

AUJON

 

Deux troncs fraîchement tombés tentaient de me barrer le passage  ce qui fit rire les truites locales. Soudain en pleine nuit de février un grand "crac" fit sursauter les habitants nocturnes , les ragondins eurent la peur de leur vie, un "splash"gigantesque secoua mon onde  un instant : le géant végétal venait de tomber.

AUJON

 

Les habitants du monde aquatique avaient déguerpi illico pour sauver leurs écailles d'une mort certaine. Puis tout redevint calme  mes eaux n'étant pas gênées je filais  vers mon confluent. De mémoire de vieux chabot il faudrait attendre longtemps pour le nettoyage des berges et de mon lit.