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celadon7old
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2 mai 2007

1er MAI brocante à CHAMBORD

IMG_1192IMG_1194IMG_1180IMG_1185IMG_1200 SUPERBE BROCANTE  A CHAMBORD EN CE 1ER MAI 2007 PLUS D'EXPOSANTS A CHAQUE ANNEE.LES ALENTOURS DU CHATEAU EST RESERVE AUX EXPOSANTS  ET LES PRES DE PARC POUR LES VEHICULES. LES SANGLIERS ET RUMINANTS N'ONT PAS ETE INVITES.CE QUI M'A INQUIETE LE PLUS EST D'AVOIR VU UNE JEUNE FEMME NUE MISE EN VENTE PAr UN ESCLAVAGISTE QUI S'ENFUIT UN SAC A LA MAIN PLEIN DES VETEMENTS DE LA BELLE.SON NOUVEAU PROPRIETAIRE EST ASSIS DANS LA CAMIONETTE  IL EST PENSIF ,il sait que je l'ai vu....plus loin un homme a achete un chien pour son enfant.MAINTENANT je vous laisse fouiner   a plus tard  ...

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Commentaires
C
Chambard <br /> à <br /> Chambord<br /> <br /> <br /> On m’appelle brin d’herbe.<br /> <br /> Je n’aspire à aucun titre de noblesse. Je ne suis pas de ces plantes, mes sœurs pourtant, qui, rares ou médicinales, font tour à tour le ravissement et la déception du botaniste au gré de leurs sautes d’humeur.<br /> <br /> Je ne suis pas de ces coquettes qui requièrent soins assidus, vigilance quotidienne, précautions et bichonnage tant en serre qu’en plein air, au gré des saisons. Je ne suis pas exotique, je ne m’enrhume pas au moindre courant d’air. Je n’entre pas dans la composition des philtres ou élixir des sorciers ou des médicastres. Il ne servirait à rien de me fumer et je ne suis, Dieu merci, pas comestible pour les humains. <br /> <br /> Herbe est mon nom et brin d’herbe je resterai, là où je suis née il y a longtemps, dans ce gazon toujours si vert, toujours si bien rasé, juste devant le Château de CHAMBORD. Sur papier photo, sur affiche, j’ai pourtant déjà fait plusieurs fois le tour du monde. <br /> <br /> J’appartiens à cet ensemble, fond d’écran, fond d’écrin à qui l’on ne prête que peu d’attention et qui cependant enchâsse ce bijou qu’est "Notre Château".<br /> <br /> Jugez moi prétentieuse s’il vous en fait envie puisque je m’approprie ce palais ... mais vous ne pourrez empêcher que nous Le nommions ainsi entre nous, lorsque dans le silence et le calme enfin rétablis des soirées, après dissipation des affluences quotidiennes et avant les "brumes matinales", nous pouvons jouir pleinement de Sa majestueuse présence. Nous sommes les êtres végétaux et animaux qui Lui font une vivante parure.<br /> <br /> Bien sûr, comme il sied en toute cour royale les rivalités entre nous sont multiples, les luttes cruelles et sans merci, car chacun désire être placé le plus près possible du pouvoir. <br /> <br /> Tous, nous cherchons donc à nous attribuer le plus de vertus et à les mettre en avant en médisant parfois, voire en calomniant plus ou moins pernicieusement nos voisins ; et je pourrais vous en conter sur la balourdise des gros chênes, la vaine coquetterie des fleurs heureusement éphémères, la sottise de certains animaux ou leur façon pachydermique de se déplacer ...<br /> <br /> Il est cependant un point sur lequel nous faisons corps : ce Palais est le plus beau du monde, c’est le Roi des châteaux et nous en faisons partie. Nous sommes Son sceptre, Sa couronne, Son diadème.<br /> <br /> Alors, moi, verte brindille, si modeste soit ma participation, comment pourrais-je ne pas m’enorgueillir dès qu’un passant s’extasie et nous couvre de louanges ? Je ne sais pas rougir ... et pourtant, ne le devrais-je pas, devant ces milliers d’objectifs, japonais ou non, qui m’immortalisent par tous les temps ?<br /> <br /> <br /> Alors, jugez donc de ma juste indignation, de mon courroux, de mon exaspération lorsque je vois débarquer cette fois encore, à l’occasion de son infâme Fête du Travail, la horde des sauvages, des manants, des détrousseurs aux doigts crochus, pilleurs et tire-laines, hommes (et femmes) de sac et de corde, bidochons et autres buveurs de bière, mangeurs de Mc Do, fumeurs de gauloises et peut-être même de pétards ... <br /> En ce jour honni la foule monstrueuse, chamarrée, bigarrée à souhait répand ses relents de patchouli, de sueur et d’andouillette sur tout le parvis. Il n’y manque que les chevaux et le crottin pour croire à une nouvelle invasion de la dévastatrice horde des cavaliers d’Attila, et je pèse mes mots ! <br /> <br /> Vous dites que je n’ai pas connu Attila ? <br /> C’est vrai. <br /> Et vous ? <br /> Piétinée, fanée, à demi arrachée, je me souviens encore de ce que j’ai appris. <br /> J’ai de la mémoire, moi !<br /> Et comment oublier Attila, cet herbicide fléau ?<br /> <br /> Je ne leur reproche pas d’être des prolétaires à trente cinq heures, des petits, des sans-grades. J’en ai vu d’autres lorsque la royauté déployait ses fastes pour esbaudir le bon peuple. Mais comprenez ma colère lorsque je vois mes proches, mes amies : fétuques, ray-grass, pâturin, et autres graminées sans prétention, maltraitées, foulées aux pieds, écrasées sans miséricorde par un flot de badauds qui, ce jour-là ne prêtent plus aucune attention à nous. <br /> <br /> Hagards, les yeux exorbités, hallucinés, drogués par la poussière et les odeurs de grenier, ils sont complètement hypnotisés, absorbés dans l'évaluation des objets proposés à leur convoitise : vaisselle de porcelaine précieuse ou ordinaire, faïence signée ou imitée, verres soufflés et émaillés, couverts argentés plus ou moins anciens, objets de décoration, vases de jour et vases de nuit (vides), pots de terre et pots de fer (rouillés), stylos et porte plumes (déplumés), encriers, tables (parfois à trois pattes), chaises percées ou non, escabeaux bancals, livres reliés et grimoires jaunis, cartes postales, images pieuses, jouets rafistolés, mécanos, trains électriques déraillés, rails sans train, vieilles poupées, lampes, chandeliers sans chandelle, antiques lanternes, buffets, garde-manger, armoires, instruments de musique, outils inutiles, panières et paniers, tapis limés, draps brodés, uniformes mités, ferrailles rouillées et cuivres astiqués ... une marée d’objets prévisibles ou inattendus, de bric et de broc (surtout de broc).<br /> <br /> Et ils viennent en voiture automobile, sans crainte de polluer, d’écraser, de salir. Ils sont bardés de sacs en plastique pour emporter leur vil butin. Ah ! Ils peuvent parler écologie, conservation, Nicolas Hulot, préservation de la nature et bon vieux temps, tous ces nostalgiques ! <br /> <br /> Les gueux !<br /> <br /> Tintamarre et tumulte: bruits métalliques, entrechocs de vaisselle, de mobilier qui grince, de conversations oiseuses, négociations, marchandages, bavardages hâbleurs, dans les relents des casse-croûtes irrigués au vin de table et à la bière ...<br /> <br /> Tout cela, ne l’ai-je point déjà vécu ?<br /> <br /> <br /> A la réflexion, n’est-ce point ainsi que se déroulaient les déménagements des rois, des princes, des ducs ou des comtes lorsqu’il quittaient cette résidence pour une autre ? Certes, ils étaient moins nombreux, mais la cuisine en plein air pour quelques centaines de personnes, les chevaux et les bœufs roulant leurs lourdes charrettes, les cris des valets et des servantes, les ordres des intendants et les contre-ordres des petits chefs, les pleurs des enfants, les allées et venues des uns et des autres, hommes et femmes, nobles et laquais, avec leurs regards où l’admiration laissait aussi bien place à l’envie, la cupidité, la convoitise, dans un désordre de hennissements, meuglements, foin parfumé, déjections animales malodorantes, coffres pesants, meubles trapus et tapisseries déposés à même le sol en attendant leur chargement ... Quel bazar ! Quelle agitation ! <br /> <br /> Au fond, je me demande si ma colère est bien juste. Ne me serais-je pas fourvoyée dans une de ces sautes d’humeur que je sais si bien reprocher à d’autres ?<br /> <br /> En ce matin du 2 Mai, ce qui fait ma méchante humeur c’est d’être froissée, décoiffée, ébouriffée comme une courtisane après une trop longue soirée agitée. A l’heure où je me devrais d’être fraîche et verte pour accueillir les visiteurs, je me sens vieille et décatie malgré la bienfaisante et rafraîchissante pluie qui a terminé cette festive journée d’hier, en boutant tout ce monde hors de notre vue. Il me faudrait un brushing. Mais je dois à la vérité d’avouer que je n’ai pas vécu une si mauvaise journée.<br /> <br /> Quelle animation ! <br /> Pour un peu je me serais crue au bon vieux temps des fêtes ouvertes à tous !<br /> <br /> Et Lui, ce matin, je Le vois toujours aussi beau, aussi blanc, aussi majestueux, aussi royal ... Je Le soupçonne même d’être heureux d’avoir vu autant de Ses sujets rassemblés à ses pieds, d’avoir renoué avec l’agitation, avec la vie. Et pourtant je sais qu’Il préfère les grandes chasses et leur noble spectacle. Je Le comprends. <br /> Malgré tout, moi qui fais partie des petits de ce monde, je sais aussi qu’Il affectionne les petites gens, le peuple, celui qui L’a bâti, construit, pierre à pierre, qui vient Le voir tous les jours, qui Lui envoie ses enfants par cars entiers... Il sait ce qu’Il doit à tous ces modestes, ces ouvriers, ces artisans... tous ceux qui étaient là, hier ! <br /> <br /> Et Il aime tant Se contempler dans leur regard émerveillé ! Que serait un roi sans sujets ?<br /> <br /> Allez ! Assez bavardé ! Au revoir, sans rancune et peut-être à l’année prochaine !<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Montluçon le 3 Mai 2007
F
Alors !!! on se fait desamianter ?????
F
Ne me dis pas que tu jardines avec une météo pareille ???<br /> ....Ou alors tu ceuilles des escargots !!!!!
V
Quoi de neuf depuis la brocante ? Pas de soucis de santé ,j'espère ? Sinon , balade ou congé profite bien , on attends ton retour . <br /> Bises de la nuit
V
gros bizous et bonne soirée
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